Coronavirus - COVID-19 - Face au confinement la Nature reprends ses droits...




Nous nous sommes peu à peu éloignés de la Nature…



En cette période de confinement que connaît la France tout comme de nombreux autre pays dans le Monde et ce pour lutter contre la propagation du coronavirus. Une pandémie mondiale, un terrible drame. Près de trois milliards de personnes des quatre coins du globe sont contraintes de rester à leur domicile. Des plus grandes métropoles mondiales aux plus petites communes des cinq continents.

Une contrainte terrible pour certains.


« Le malheur des uns fait le bonheur des autres… »
Les animaux… Ils revivent plus sereinement, pour leur plus grand bonheur l’activité humaine s’est mise en pause. Une pause qui leur est bénéfique en cette période de reproduction.

Après quelques jours de confinement, avec la quasi-disparition de l’activité humaine, des bruits ambiants, la brusque diminution du trafic routier, des véhicules en circulation, ou des habitants, la vie sauvage semble reconquérir par petites touches l’espace urbains, les parcs, les campagnes, les océans… Le Monde végétal et animal semble de nouveau respirer. La Nature reprend peu à peu ses droits…




La Nature plus sereine, re-vie


Vers une renaissance globale ?




Rémi Luglia, président de la Société nationale de protection de la nature (SNPN) témoigne :


« Il n’y a plus de personne qui se déplace dans certains milieux naturels et du coup, les animaux, la faune, [vont] pouvoir exprimer librement leurs envies de déplacement. C’est un signe très positif pour la nature ».

Selon l'écrivain écologiste savoyard Yves Paccalet le confinement est très bénéfique à la Nature, à sa faune et sa flore. La pollution est amoindrie, en campagne, en forêt, dans les montagnes, les promeneurs, randonneurs, parapentistes et autres chasseurs, confinés chez, ne dérangent pas les animaux en cette période de reproduction. Pas de chasseur pour effrayer le règne animal en cette période de reproduction tombe à pic.


"Moins chassés ce printemps, les animaux seront plus nombreux à se reproduire et moins stressés. Comme nous, ils ont besoin de repos et de calme. Les chamois, les lagopèdes et les lièvres variables seront tranquilles cette année et le chant des coqs sera sans doute plus joyeux".

Une trêve inattendue pour les animaux qui peuplent nos campagnes, nos plaines et nos montagnes.


Néanmoins attention la chasse est « tolérée » dans certaines régions sous certaines conditions en cas de ravage de culture, espérons qu’elle soit la moins active possible !


Trop d’espèces vivent dans la crainte perpétuelle du chasseur et par extension de l’homme. Leur population s’est considérable réduite au fil du temps.


« Je déplore ne plus entendre le si reconnaissable et mystérieux brame du Cerf. Un animal majestueux présent en France vivant en forêt, en lisière d’habitation qui malheureusement, tiraillé par les chasseurs, a peu à peu déserté ma région, sa population s’est nettement réduite, a-t-il disparu d’Eure-et-Loir ? Les faisant ne s'aventurent plus dans nos jardins... Les animaux se font de plus en plus discrets et ils ont bien raison, la chasse met en péril leur vie et celle de leur congénères. La faune disparait peu à peu en silence. En campagne, les coups de fusil remplacent les chants des oiseaux… La chasse à proximité des habitations devrait être proscrite » Nastasya



Avec la baisse brutale de la présence humaine, les animaux sauvages urbains "ont quartier libre pour circuler dans les villes", commente Romain Julliard, directeur de recherche au Muséum national d'histoire naturelle (MNHN).




Écoutons la Nature ...





Moins de bruit, moins de passages, plus de tranquillité. Les oiseaux, d'habitude discrets en ville, chantent plus fort que jamais... En France, les citadins entendent à nouveau le chant des oiseaux.

Les Oiseaux ne se sont jamais arrêtés de chanter, ce sont les Parisiens qui ont stoppés leurs activités bruyantes qui masquait leur chant.
« Ils étaient déjà là, mais on ne les entendait pas, on ne prenait pas le temps de les écouter. On n’y prêtait plus attention » Xavier Japiot, membre de Ligue de protection des oiseaux (LPO)
Toutefois, les oiseaux n’étaient pas aussi nombreux à chanter. Le bruit perturbe leurs comportements et génèrent du stress. Les animaux sont plus apaisés, sereins, plus libres.

Certains d'entre eux "s'arrêtent" de chanter quand il y a du bruit, explique Jérôme Sueur, spécialiste de l'acoustique au MNHN. A présent ils peuvent chanter pleinement sans interruption. L’arrêt de la "cacophonie humaine" pourra être bénéfique aux animaux pour leur période de reproduction du printemps.


"Les animaux sont dépollués du bruit humain" résume le chercheur.

Des canards ont été aperçus sur le bitume et périphérique parisien ainsi que des poussins. De nombreuses espèces animale profitent de l’absence humaine.

Les animaux et les oiseaux vivant habituellement dans les parcs urbains, comme les moineaux, les pigeons et les corneilles, peuvent quitter leurs territoire et "libérer de la place pour d'autres animaux".





La vie sauvage reprend ses droits...



Un calme bienvenu pour la période de reproduction.


A la campagne et à la mer aussi, la faune sauvage pourrait mieux se porter. En France, le confinement a mis fin avec un peu d'avance à la saison de la chasse.


Les renards ou les sangliers ne sont devenus des espèces nocturnes que parce ils sont interdits de séjour en journée par les activités humaines. L' Homme les a en quelque sorte confinés...
L’exemple le plus fragrant est le renard. Les renards habituellement chassés vivement presque exclusivement la nuit, désormais avec le confinement et la diminution de l’activité humaine, ils sortent la journée dans d’autres territoires qu’ils redoutaient habituellement.

Selon les chercheurs ils "changent très vite leurs comportements, quand un espace est tranquille, ils y vont". "On commence à revoir des renards et des fouines dans les parcs et jardins. On les voit même déambuler en plein jour alors que le renard est plutôt un animal nocturne et crépusculaire. Mais en ce moment, comme il n’y pas plus d’humains, il n’y a plus de risques, et il sort plus facilement ", assure Xavier Japiot.

Près de 1.600 espèces animales sont recensées habituellement dans la capitale : hérissons, fouines ou lapins aiment en effet la vie parisienne. Et le spécialiste précise : « Les chevreuils sortent aussi en plein jour dans les bois car il y a moins d’impacts, moins de promeneurs, de chasseurs, de dérangement ». La liste d’animaux est longue.


Concernant les rats : "C’est un opportuniste, comme l’humain. C’est une espèce qui profite de nos poubelles, mais nous produisons actuellement un peu moins de déchets, donc la population ne devrait pas profiter de ce moment pour se reproduire davantage"


Le crapaud commun et la salamandre tachetée souffrent beaucoup d’accident routier, ils se font écraser régulièrement en traversant les routes. Des chevreuils ont été aperçus dans des quartiers résidentiels de la Loire, indique Jean-Noël Rieffel, directeur régional Val-de-Loire de l'Office français de la biodiversité (OFB). Des bihoreaux gris, des cormorans huppés juvéniles, des aigrettes garzette aperçus sur le littoral français. Un loup observé à Courchevel. Dans le parc national des calanques, non loin de Marseille, fermé aux promeneurs et aux plaisanciers, "la nature et les espèces retrouvent leurs espaces naturels à une vitesse qui nous surprend", indique son président Didier Réault. Des faucons pèlerins ont été observés. Les mouettes mélanocéphales, qui nichent sur des bancs de sable sur la Loire, sont d'habitude dérangées par les promeneurs, les chiens, canoës, quads ou autres engins bruyant. Les faons sont moins stressés.




Plus inédit :


Les animaux sauvages s’aventurent jusque dans les villes des quatre coins du Monde, désertées par les habitants.

Les humains redécouvrent la nature, derrière leur fenêtre. Des sangliers dans les rues de Barcelone, des coyotes à San Francisco un puma qui se promène librement dans la capitale chilienne…






Le retour de la vie marine



Des dauphins se rassemblent en Méditerranée, d’autres ont été aperçus dans le port de Cagliari en Sardaigne, en l’absence des bateaux, ils peuvent s’approcher des rives en toute quiétude.


À Venise, les eaux sont redevenues transparentes, limpides grâce à la disparition des bateaux sur les canaux, les poissons se font plus nombreux dans les eaux paisibles translucides. Il n’est pas rare désormais de pouvoir observer des bancs de poissons. Les navires de croisières, les gondoles ne remuent plus les sédiments accumulés au fond des canaux, nécessaires à la vie de la faune aquatique, et surtout ils ne rejettent ainsi plus de polluants. Serait-il possible de pouvoir y nager ? Le confinement a ainsi "ramené les eaux des lagunes des temps anciens, ceux de la période de l’après-guerre, quand il était encore possible de se baigner dans les canaux", rappelle le jour­nal local La Nuova di Vene­zia e Mestre.


A Milan un cygne a été aperçu en plein centre-ville, où ils ne s’aventurent plus depuis des années.





La flore plus foisonnante que jamais



La vie végétale est en pleine période de floraison, de croissance et de renaissance saisonnière. Les plantes se portent mieux, elles se développent sans crainte d’être cueillis par les promeneurs, ce qui est le cas des orchidées sauvages, ou tout simplement écrasés. En ville, les pelouses non tondues fleurissent et offrent "des ressources pour les bourdons, les abeilles, les papillons", explique Romain Julliard, scientifique.

Nous pouvons juste espérer que les humains seront plus vigilent et attentifs à la Nature. Le confinement fera peut-être réaliser le caractère indispensable, primordial de la Nature ou tout simplement qu’elle leur manque…





Un répit de courte durée ?



Cependant, en ville la Nature s’est peu à peu réduite, certaines espèces d’animaux se sont « habituées » à se nourrir exclusivement des déchets humains. Leur dépendance risque de leur poser quelques contraintes. Ils devront réapprendre à se nourrir seul mais devront trouver des espaces naturels propices à leur développement.


Autre inconvénient : les opérations d'aide aux espèces menacées sont interrompues.


Il faudra aussi gérer la sortie du confinement avec un « besoin vital » de nature, les parcs et espaces naturels risquent de connaitre une surfréquentation ce qui pourrait être défavorable à la faune et la flore.






Roitelet huppé, linotte mélodieuse, fauvette à tête noire, serin cini



La Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) et le Muséum national d’Histoire naturelle ont mis en place un défi "Confinés mais aux aguets !" qui consiste à observer quotidiennement, durant 10min, les différentes espèces d’oiseaux, les compter et de transmettre ces données sur le site de l’observatoire, qui regroupe tous les recensements effectués en France et les analyse.


Déjà 250 000 oiseaux recensés.

Une opération ludique destinée à apprendre à connaître et reconnaître les différentes espèces d’oiseaux qui peuplent nos contrées.





L’un des enseignements du confinement, c’est bien l’impact de la pression humaine sur le règne animal.









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